Notre histoire · depuis 2024

NOTRE HISTOIRE

2023

Certains rêves demandent plus que de l’envie.

Depuis petite, j’ai toujours eu beaucoup de rêves.

Travailler dans la mode. Devenir réalisatrice. Écrire des histoires et, un jour, les voir devenir des films ou des séries.

Mais j’ai aussi compris assez tôt que certains univers sont plus difficiles d’accès que d’autres.

Le cinéma, la mode, les métiers créatifs… ce sont des milieux où le talent et l’envie comptent évidemment, mais où les rencontres, les moyens, le temps et les opportunités peuvent aussi faire toute la différence.

Et quand on ne vient pas d’un environnement où ces portes s’ouvrent naturellement, certains rêves peuvent très vite sembler beaucoup plus loin.

En 2023, j’ai mis toutes mes économies de côté pour réaliser un de mes rêves qui me tenait énormément à cœur : partir vivre à l’étranger, au Canada.

Je voulais améliorer mon anglais, construire une carrière ailleurs et essayer, simplement, de voir jusqu’où je pouvais aller.

Ça ne s’est pas passé comme prévu.

Plusieurs choses sont entrées en compte, mais le manque de moyens a aussi joué, et j’ai dû rentrer en France bien plus tôt que je ne l’avais imaginé.

Cette expérience n’a pas créé DREAMERS à elle seule.

Mais elle a renforcé quelque chose que je connaissais déjà très bien :

avoir un rêve, l’envie de travailler pour lui et la détermination ne suffisent pas toujours.

Parfois, il manque juste une opportunité.

Du temps.

Des moyens.

Une personne qui croit en vous.

Une porte qui s’ouvre au bon moment.

Et quelque temps plus tard, cette idée allait devenir beaucoup plus concrète.

2024

Faire plus qu'une marque

On a passé des mois dessus. Des carnets, des maquettes, des nuits à retourner le concept dans tous les sens. Il tenait debout, il était même joli sur le papier. Et il avait un problème qu'on n'arrivait pas à contourner : il parlait des enfants en général. Un enfant, quelque part, avec un rêve. Une silhouette, pas une personne.

On a refusé de lancer ça. Une marque qui parle d'un gamin sans jamais l'avoir regardé dans les yeux, ce n'était pas la nôtre. Alors on a attendu. Sans savoir quoi, ni qui, ni où.

2024 - 2025

de l'idée à la réalité

Une fois l’idée posée, il restait encore à comprendre comment la rendre réelle.

Et c’est là qu’on a découvert que DREAMERS serait beaucoup plus compliqué à construire qu’on ne l’imaginait.

Notre première idée était de travailler avec des associations.

On voulait rencontrer des jeunes, découvrir leurs histoires, comprendre leurs rêves et construire les collections avec eux.

Alors on a commencé à contacter des structures, à expliquer le projet, à imaginer son fonctionnement.

Pendant des mois, on a envoyé des mails, organisé des échanges, construit des plannings et essayé de trouver la bonne manière de faire les choses.

Fin 2024, une association accepte finalement de nous accompagner.

Quelques mois plus tard, on se rend à Avignon pour rencontrer une jeune fille et essayer, pour la première fois, de transformer DREAMERS en quelque chose de concret.

Mais cette expérience nous fait surtout réaliser une chose :

on ne peut pas simplement choisir une histoire parce qu’elle correspond à un concept.

Pour qu’une collection ait du sens, il faut comprendre la personne derrière.

Ce qu’elle veut vraiment.

Pourquoi elle le veut.

Et surtout, ce qui l’empêche aujourd’hui d’avancer.

Il faut qu’il existe un vrai lien entre son histoire, la collection et ce que DREAMERS peut réellement changer pour elle.

On essaye malgré tout de poursuivre le projet pendant plusieurs mois.

On travaille sur les premiers dessins, on cherche comment construire la collection, on contacte des créatifs…

Mais rien ne trouve réellement sa place.

Petit à petit, le projet s’essouffle.

À l’été 2025, après plus d’un an à essayer de trouver la bonne manière de faire exister DREAMERS, tout s’arrête presque complètement.

Les chemins de la personne avec qui j’avais commencé le projet et les miens se séparent également.

À ce moment-là, DREAMERS est à l’arrêt. Dans ma tête, pourtant, le projet n’est pas abandonné.

Je me dis simplement que je le reprendrai plus tard. Quand j’aurai davantage de moyens, peut-être plus de visibilité, les bonnes personnes autour de moi… ou simplement une vie un peu plus alignée pour pouvoir porter un projet aussi ambitieux.

Je ne sais juste pas encore quand.

octobre 2025

nuclear

Quelques mois plus tard, je repars en Thaïlande avec des amis et retourne dans un camp de Muay Thaï à Krabi où j’étais déjà venue auparavant. Cette fois, on y reste plusieurs semaines, avec des entraînements deux fois par jour, les mêmes visages qu’on retrouve matin et soir, les combats, les repas, toute cette vie de camp qui finit par créer des liens presque sans qu’on s’en rende compte.

C’est là que je rencontre Nuclear.

Au début, il est très timide et on échange assez peu. Puis, à force de se croiser tous les jours et de passer du temps avec les mêmes personnes, on commence à le connaître davantage. On découvre un jeune qui vit littéralement pour la boxe, qui s’entraîne tous les jours, combat régulièrement et rêve d’en faire son métier.

En Thaïlande, Nuclear est loin d’être un cas isolé. Le Muay Thaï fait partie de la vie de beaucoup de jeunes dès leur plus jeune âge et, pour certains, peut aussi devenir une manière de gagner leur vie. À travers lui, on découvre donc aussi une petite partie de cette réalité-là.

Mais ce qui nous touche particulièrement chez Nuclear, c’est autre chose.

On sent très vite qu’il ne fait pas simplement de la boxe parce que c’est ce qu’il connaît ou parce que ça peut lui rapporter de l’argent. Il aime profondément ce sport. Chaque combat compte énormément pour lui, chaque victoire le rend sincèrement fier et chaque défaite l’atteint vraiment. Il ne joue pas au détaché, il vit tout à fond.

C’est cette sensibilité-là qui nous rapproche de lui.

À la fin de notre séjour au camp, il doit combattre et tient vraiment à ce qu’on soit là. On y va, il gagne, et à sa manière de vivre cette victoire, on comprend encore un peu plus à quel point la boxe représente quelque chose de profond pour lui.

Une semaine plus tard, on avait déjà quitté Krabi, mais son meilleur ami devait combattre à son tour. On décide donc de revenir au camp par surprise. Nuclear ne s’attendait absolument pas à nous revoir, et rien que sa réaction en nous voyant revenir nous fait comprendre à quel point ces quelques semaines avaient créé quelque chose.

On savait aussi qu’il était fan de Manchester City et qu’il n’avait pas de maillot de l’équipe. Alors on s’était dit qu’on allait simplement lui en offrir un, histoire de lui faire plaisir.

Mais sa réaction nous marque beaucoup plus qu’on ne l’aurait imaginé.

Il est gêné, presque comme s’il ne savait pas quoi faire du fait qu’on ait pensé à lui. Il a les larmes aux yeux, nous aussi presque, et le lendemain il porte encore le maillot avec l’étiquette dessus, qu’il ne veut même pas enlever. Il le montre fièrement, presque comme un trophée.

En soi, ce n’était qu’un maillot.

Mais ce moment nous fait voir Nuclear autrement.

Parce qu’en apprenant à mieux le connaître, on commence aussi à comprendre tout ce qu’il y a derrière son rêve. Continuer la boxe lui demande de pouvoir rester dans un camp, de s’entraîner dans de bonnes conditions, de combattre régulièrement, de progresser. Et sans les moyens de continuer, il risque simplement de devoir rentrer chez lui et mettre ce rêve de côté.

C’est à ce moment-là que DREAMERS me revient immédiatement en tête.

Ce projet que j’avais passé plus d’un an à essayer de construire, que j’avais fini par mettre de côté en me disant que je le reprendrais un jour, quand le moment serait plus simple.

Cette fois, pourtant, je n’avais contacté aucune association. Je n’avais cherché personne pour correspondre au concept. J’avais simplement rencontré quelqu’un, créé un lien avec lui, découvert son histoire et compris, très concrètement, ce qu’une vraie opportunité pouvait changer dans sa trajectoire.

Et pour la première fois, tout ce que j’avais imaginé pour DREAMERS prenait une forme réelle.

Nuclear n’a pas créé l’idée de DREAMERS. Il m’a rappelé pourquoi elle devait exister.

2026

le faire exister pour de vrai

En rentrant en France, je décide de reprendre DREAMERS sérieusement.

Je pensais encore pouvoir le lancer en quelques mois. En réalité, je découvre qu’entre créer une marque de vêtements, trouver les bons fournisseurs, développer les collections, produire les contenus et construire toute la partie humaine du projet, DREAMERS est encore plus ambitieux que ce que j’avais imaginé.

Plusieurs fois, les dates que je m’étais fixées passent sans que le projet soit prêt. Mais cette fois, je ne veux plus le remettre de côté.

Au printemps 2026, DREAMERS participe à un concours entrepreneurial et se retrouve présélectionné parmi les derniers projets, sur plus de 300 candidatures.

On ne gagne pas le concours. Mais, à ce moment-là, ce n’est presque pas le plus important.

Après avoir porté cette idée pendant si longtemps, voir des personnes extérieures comprendre le projet, croire en son potentiel et nous encourager à continuer me redonne énormément de force.

C’est aussi à cette période que ma meilleure amie prend une place de plus en plus importante dans DREAMERS.

Elle connaissait le projet depuis longtemps, suivait son évolution, connaissait ses galères comme ses ambitions. Petit à petit, une évidence s’impose : la suite, on va la construire ensemble.

À partir de là, DREAMERS n’est plus un projet que j’essaie de faire avancer seule.

On devient deux à réfléchir aux collections, aux histoires que l’on veut raconter, aux événements, aux contenus, aux décisions à prendre et surtout à la manière dont on veut faire grandir cette marque.

Depuis, on travaille presque quotidiennement pour transformer cette idée née deux ans plus tôt en quelque chose de réel.

Et aujourd’hui, DREAMERS commence enfin à ressembler à ce qu’on avait imaginé : une marque de vêtements qui utilise une partie de ce qu’elle crée pour donner à quelqu’un une vraie chance d’aller plus loin dans son rêve.

Pas en réalisant son rêve à sa place. Pas en promettant que tout fonctionnera.

Mais en lui donnant ce coup d’accélérateur qui peut parfois tout changer : du temps, des moyens, un accompagnement, une opportunité.

Et surtout, l’histoire ne s’arrête pas une fois la collection vendue.

On veut retourner voir les Dreamers, suivre leur évolution, documenter ce qui se passe après et montrer, avec le temps, ce que cette opportunité aura réellement permis de déclencher.

Chaque collection racontera donc une personne, parfois plusieurs, mais aussi une histoire, un pays et une réalité que l’on connaît souvent seulement de loin.

Nuclear est le premier chapitre.

Il ne sera pas le dernier.

DREAMERS est une entreprise. Une marque qui veut grandir, être rentable et créer des pièces que l’on a réellement envie de porter. Mais aussi une marque qui a choisi de faire circuler une partie de la valeur qu’elle crée.

Parce qu’au fond, on continuera tous à acheter des vêtements.

Alors pourquoi une pièce ne pourrait-elle pas aussi donner à quelqu’un la chance d’essayer pour de vrai ?

FOR THOSE WHO REFUSE TO GIVE UP.

La suite

Maintenant, c'est à vous.

Le premier chapitre est en train de s'écrire. Si vous êtes arrivés jusqu'ici, vous en faites déjà un peu partie.

Un mail au lancement. Rien d'autre.

Anna & Océane

Dreamers · depuis 2024